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Présenté en salle uniquement.
Ce film fait partie du programme Carte Blanche au Centre Pompidou.
Les œuvres d’Alexander Ugay explorent les frontières du temps, du lieu et de la mémoire. Filmée en 8mm, Tea Ceremony fait référence à ce que l’artiste appelle « l’objet cinématographique ». La dimension matérielle de l’œuvre est centrale dans son travail, car elle porte en elle des significations politiques, idéologiques et mémorielles. Les appareils d’enregistrement qu’il utilise, datant de l’époque soviétique, sont chargés d’une histoire et d’imprévus qui se fondent pleinement dans l’œuvre. À l’écran, l’artiste interprète le rituel de la cérémonie du thé dans ce qui ressemble à une reconstitution fragile, empreinte d’ironie, mettant en lumière ses racines natales. Issu d’une famille coréenne déportée en Asie centrale dans les années 1930, Ugay déplace l’expérience performative du film en enquête sur les espaces de la mémoire, à la fois personnelle et collective
Mot de l’artiste :
« Un objet peut être considéré simplement comme un (arte)fact historique, mais si nous comprenons le temps comme la différence entre un objet et lui-même — au sens d’un cycle de vie — alors nous pouvons dire que l’objet contient du temps et possède sa propre mémoire. Dans certaines situations, et moyennant un certain effort, cette mémoire et ce temps peuvent être récupérés en tant que preuve ou présence. »
- Alexander Ugay.
Ce film fait partie du programme Carte Blanche au Centre Pompidou.
Les œuvres d’Alexander Ugay explorent les frontières du temps, du lieu et de la mémoire. Filmée en 8mm, Tea Ceremony fait référence à ce que l’artiste appelle « l’objet cinématographique ». La dimension matérielle de l’œuvre est centrale dans son travail, car elle porte en elle des significations politiques, idéologiques et mémorielles. Les appareils d’enregistrement qu’il utilise, datant de l’époque soviétique, sont chargés d’une histoire et d’imprévus qui se fondent pleinement dans l’œuvre. À l’écran, l’artiste interprète le rituel de la cérémonie du thé dans ce qui ressemble à une reconstitution fragile, empreinte d’ironie, mettant en lumière ses racines natales. Issu d’une famille coréenne déportée en Asie centrale dans les années 1930, Ugay déplace l’expérience performative du film en enquête sur les espaces de la mémoire, à la fois personnelle et collective
Mot de l’artiste :
« Un objet peut être considéré simplement comme un (arte)fact historique, mais si nous comprenons le temps comme la différence entre un objet et lui-même — au sens d’un cycle de vie — alors nous pouvons dire que l’objet contient du temps et possède sa propre mémoire. Dans certaines situations, et moyennant un certain effort, cette mémoire et ce temps peuvent être récupérés en tant que preuve ou présence. »
- Alexander Ugay.
Réalisation | Alexander Ugay |
Production | Alexander Ugay |
Montage | Alexander Ugay |
Son | Alexander Ugay |
Séance
• Université Concordia - J.A. de Sève, LB-125, Pavillon J. W. McConnell
Dimanche 16 mars 2025, 15:00 — 16:13
Réalisation
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Alexander Ugay
Alexander Ugay (1978, Kazakhstan) figure parmi les artistes les plus actifs de la scène artistique kazakhe contemporaine. Photographe, vidéaste et créateur d’« objets cinématographiques » au sein du collectif expérimental Bronepoezd (littéralement « train blindé »), qu’il a fondé avec Roman Maskalev, Ugay s’intéresse particulièrement à la mémoire, qu’elle soit individuelle ou collective. Formé à Saint-Pétersbourg et à l’Université de Bichkek (Kirghizistan), il est issu d’une famille coréenne déportée en Asie centrale dans les années 1930. Présent au Pavillon d’Asie Centrale lors de la Biennale de Venise en 2007, il a également exposé au New Museum de New York en 2009 et participe régulièrement à de nombreuses biennales et projets internationaux.
Notes biographiques fournies par le curateur de la carte blanche Jonathan Pouthier.
Notes biographiques fournies par le curateur de la carte blanche Jonathan Pouthier.