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Ce film sera présenté lors de l’événement La Nuit du court le 22 mars 2025 à l’Université Concordia.
Pidikwe, court-métrage envoûtant de Caroline Monnet, mêle danse traditionnelle autochtone et danse contemporaine pour créer une œuvre avant-gardiste, à la croisée du cinéma, de l’art et de la performance. Entièrement tourné en 16 mm pour retrouver l’esthétique des années folles, Pidikwe mélange la danse traditionnelle indigène et la danse contemporaine pour créer un film unique où la danse et le langage sont liés à un système de connaissances et sont des outils de guérison enracinés dans la communauté.
Mot de réalisation :
J’aime m’approprier les codes et les attitudes de l’histoire de l’art européen pour évoquer les réalités autochtones contemporaines, mais aussi pour imaginer à quoi pourraient ressembler des mouvements artistiques tels que le dadaïsme (Creatura Dada, 2026), la Renaissance (History Shall Speak for Itself, 2018) ou le futurisme (Echoes From a Near Future, 2022) d’un point de vue anishinaabe. Mon nouveau projet de film, Pidikwe, s’inscrit dans la continuité de mes œuvres mettant en scène des femmes autochtones. Il s’inspire des Années folles pour capturer des sentiments de liberté, d’expression de soi, d’exubérance et de créativité. La période des Années folles (1920−1929), survenue après une pandémie, a été marquée par une prospérité économique et une effervescence culturelle, sociale et artistique particulière. Entièrement tourné sur pellicule pour recréer l’esthétique du cinéma des années 1920, ce projet mêle danse traditionnelle et contemporaine afin de donner naissance à un objet unique, brouillant les frontières entre le cinéma, l’œuvre d’art et la performance. Pour moi, la danse et la langue sont liées à un système de savoirs. Ce sont des outils de guérison ancrés dans la communauté. Il est essentiel de rappeler que les femmes autochtones sont les survivantes de siècles d’assimilation, d’abus, d’exploitation et de dépossession des valeurs matriarcales. Le corps féminin colonisé est doublement menacé : il est soumis à la fois au regard colonial et au regard masculin. Depuis toujours, les corps des femmes sont enracinés dans des constructions spatiales coloniales et patriarcales. Cela alimente l’idée que les corps des femmes autochtones sont disponibles, qu’ils sont des objets ou des paysages à posséder et à contrôler. Je veux replacer ces corps dans nos villes, nos vies, nos familles et nos imaginaires.
- Caroline Monnet
En présence de la réalisatrice Caroline Monnet le 22 mars à Montréal.
Pidikwe, court-métrage envoûtant de Caroline Monnet, mêle danse traditionnelle autochtone et danse contemporaine pour créer une œuvre avant-gardiste, à la croisée du cinéma, de l’art et de la performance. Entièrement tourné en 16 mm pour retrouver l’esthétique des années folles, Pidikwe mélange la danse traditionnelle indigène et la danse contemporaine pour créer un film unique où la danse et le langage sont liés à un système de connaissances et sont des outils de guérison enracinés dans la communauté.
Mot de réalisation :
J’aime m’approprier les codes et les attitudes de l’histoire de l’art européen pour évoquer les réalités autochtones contemporaines, mais aussi pour imaginer à quoi pourraient ressembler des mouvements artistiques tels que le dadaïsme (Creatura Dada, 2026), la Renaissance (History Shall Speak for Itself, 2018) ou le futurisme (Echoes From a Near Future, 2022) d’un point de vue anishinaabe. Mon nouveau projet de film, Pidikwe, s’inscrit dans la continuité de mes œuvres mettant en scène des femmes autochtones. Il s’inspire des Années folles pour capturer des sentiments de liberté, d’expression de soi, d’exubérance et de créativité. La période des Années folles (1920−1929), survenue après une pandémie, a été marquée par une prospérité économique et une effervescence culturelle, sociale et artistique particulière. Entièrement tourné sur pellicule pour recréer l’esthétique du cinéma des années 1920, ce projet mêle danse traditionnelle et contemporaine afin de donner naissance à un objet unique, brouillant les frontières entre le cinéma, l’œuvre d’art et la performance. Pour moi, la danse et la langue sont liées à un système de savoirs. Ce sont des outils de guérison ancrés dans la communauté. Il est essentiel de rappeler que les femmes autochtones sont les survivantes de siècles d’assimilation, d’abus, d’exploitation et de dépossession des valeurs matriarcales. Le corps féminin colonisé est doublement menacé : il est soumis à la fois au regard colonial et au regard masculin. Depuis toujours, les corps des femmes sont enracinés dans des constructions spatiales coloniales et patriarcales. Cela alimente l’idée que les corps des femmes autochtones sont disponibles, qu’ils sont des objets ou des paysages à posséder et à contrôler. Je veux replacer ces corps dans nos villes, nos vies, nos familles et nos imaginaires.
- Caroline Monnet
En présence de la réalisatrice Caroline Monnet le 22 mars à Montréal.
Autres festivals :
Berlinale, Allemagne (2025)
Festival REGARD, Canada (2025)
Berlinale, Allemagne (2025)
Festival REGARD, Canada (2025)
Réalisation | Caroline Monnet |
Scénario | Caroline Monnet |
Direction de la photographie | Nicolas Canniccioni |
Direction artistique | Caroline Monnet |
Montage | Marc Boucrot |
Caméra | Nicolas Cannicionni |
Chorégraphie | Clara Furey |
Interprètes | Caroline Monnet, Joséphine Bacon, Aïcha Bastien N'Diaye, Catherine Boivin, Catherine Dagenais-Savard, Emilie Monnet |
Son | Ilyaa Ghafouri |
Musique | Alessandro Cortini |
Présent sur ces collections
Séances
• Université Concordia - H110, Pavillon Henry F. Hall
Samedi 22 mars 2025, 19:00 — 22:26
• Musée national des beaux-arts du Québec
Dimanche 23 mars 2025, 15:30 — 16:49
Réalisation
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Caroline Monnet
Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire reconnue, basée à Montréal. Son travail a été programmé dans de nombreux festivals et musées à travers le monde, notamment au Festival international du film de Toronto, à Sundance, à la Berlinale, à Göteborg et à Rotterdam, ainsi qu’à la Biennale du Whitney, à la Kunsthalle de Francfort, au Musée des beaux-arts de Montréal et au Musée des beaux-arts du Canada. Elle a été sélectionnée pour la résidence Cinéfondation du Festival de Cannes à Paris. Elle a reçu la bourse Merata Mita du Sundance Institute et a été nommée compagne des Arts et des Lettres du Québec.
Notes biographiques fournies par l’équipe du film et éditées par Le FIFA
Notes biographiques fournies par l’équipe du film et éditées par Le FIFA
Bootlegger (2021)
The Seven Last Words (2019)
Emptying the Tank (2018)
Ceremonial (2018)
Creatura Dada (2016)
The Seven Last Words (2019)
Emptying the Tank (2018)
Ceremonial (2018)
Creatura Dada (2016)