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ARTS.FILM dévoile sa programmation Hiver - Printemps 2026

12.01.2026

ARTS.FILM dévoile sa programmation Hiver — Printemps 2026

Image tirée du film Résilience de Juan David Padilla Vega

Nouvelle saison, nouvelle programmation !

De janvier à avril 2026, ARTS.FILM propose 19 nouveaux films, 7 collections thématiques et 3 films gratuits, invitant les spectateur·rice·s à ralentir, à observer et à habiter autrement les images.

Cet hiver-printemps, les films s’installent comme la neige sur les toits : lentement, patiemment, en couches successives. La programmation privilégie un cinéma qui ne cherche pas seulement à montrer, mais à comprendre — comment on habite le monde, comment on aime, ce que l’on garde, ce qui nous protège.

ARTS.FILM 2026

Janvier : habiter le monde

La saison s’ouvre avec le film gratuit Lines de Barbora Sliepková, portrait sensible d’une Bratislava contemporaine en constante mutation. Trois collections suivent : Pas de planète B, qui interroge notre rapport au vivant et à l’écologie ; Notre collection de collectionneur·se·s, où ARTS.FILM endosse un rôle d’archiviste passionné ; et Aux origines…, une exploration des débuts, des fragilités et des premiers gestes avant la reconnaissance.

Janvier

Collection : « Pas de planète B »
Le slogan a été popularisé ces dernières années par des mouvements écologistes et plusieurs figures politiques internationales. Dans ATÉR de Marie Fages, film d’artiste situé dans l’orbite des cinémas de Bertrand Mandico ou de René Laloux, une femme vivant sur notre « planète fannée » se met en quête d’une énergie lunaire prétendument miraculeuse. Notre monde étant en danger, c’est alors la question de savoir comment l’habiter qui nous est posée. Dans Arthur Erickson : Beauty Between the Lines, les cinéastes Ryan Mah et Danny Berish s’intéressent à un architecte chantre d’une pensée selon laquelle le bâti doit s’intégrer à son environnement naturel. La notion de respect, ici sous-jacente, est aussi celle qui traverse Yollotl (Coeur) : le réalisateur Fernando Colin Roque célèbre en effet avec beaucoup de délicatesse deux arbres millénaires dont on perçoit aussi bien la force que la fragilité…

Collection de collectionneur·se·s
ARTS.FILM collectionne des collectionneur·se·s s’attelant à collectionner des œuvres dans l’optique de faire collection. Limpide ? Tant mieux ! Puisque vous êtes attentif·ve, commençons par vous inviter à découvrir La collection qui n’existait pas (Joachim Olender, 2014). S’il n’y a toujours rien qui vous perturbe : bravo. À travers les parcours de certain·e·s des plus illustres collectionneur·se·s, c’est toute une histoire de l’art moderne ou encore de l’art conceptuel que nous vous offrons de redécouvrir. Enfin, pour compléter cette sélection, The Price of Everything (Nathaniel Kahn, 2018) vous enjoint à porter un regard plus critique sur cet acteur du marché de l’art… À vous de juger !


Collection : Aux origines…
Avant Marylin Monroe, il y avait Norma Jeane Baker : c’est sous ce nom que l’une des plus grandes icônes du XXème siècle a vu le jour. Dans cette collection, on s’attarde sur l’avant-gloire, on traque les origines, on remonte aux origines. Dans le biopic Sleeping With a Tiger, c’est le parcours semé d’embûches de Maria Lassnig qui est adapté par Anja Salomonowitz ; dans le film éponyme Orlando, Joachim Thôme retrace la vie, l’œuvre, et la manière dont ce compositeur de la Renaissance a gagné la reconnaissance ; dans Banksy Most Wanted de Seamus Haley et Aurélia Rouvier, on remonte les années et on mène l’enquête pour comprendre qui se cache derrière l’artiste épris d’anonymat…

Février : aimer, transmettre, se souvenir

Le mois de février célèbre les liens sous toutes leurs formes avec la collection Amour, Amour, Amour, puis replonge dans plus de quarante ans d’histoire du FIFA à travers une sélection d’œuvres primées réunies dans Palmarès du FIFA.

Fevrier

Collection : Amour, Amour, Amour
Oui, cette collection fait écho à la Saint Valentin ; oui, cette fête participe à la surconsommation ; oui c’est un rendez-vous, dans sa forme classique, un peu ringard. Maintenant que vous nous avez jugé·e·s (si, si, on vous a vu·e !), laissez-nous tenter de nous défendre. Dans cette sélection, on célèbre la douceur, la tendresse et l’amour au sens large : de la sororité défendue par Rosa Bonheur aux amitiés d’avant guerre, de l’amour d’une enfant pour un père absent aux déhanchés subversifs d’Elvis qui ne vous laisseront pas indifférent·e, vous aurez envie d’aimer après avoir vu ces films : qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Et puis, on ne pouvait pas présenter cette programmation sans avoir une pensée particulière pour le duo d’artistes Cozic, formé de Monic Brassard et Yvon Cozic. Alors que ce dernier nous a quitté·e·s récemment, nous rendons hommage à ce couple d’artistes amoureux 

Collection : Palmarès du FIFA
Depuis plus de 44 ans, le FIFA vous offre le meilleur de ce que les films sur l’art ont à offrir. Alors que notre nouvelle édition débute le 12 mars, c’est l’occasion idéale de redécouvrir sur ARTS.FILM quelques-uns des lauréats des éditions précédentes.

Mars : pause festival

ARTS.FILM marque une pause en mars pour laisser place au Festival International du Film sur l’Art, du 12 au 22 mars, à Montréal et Québec, puis en ligne du 20 au 29 mars.

Avril : sens et réparation

La programmation reprend avec le film gratuit Elliott Erwitt – Silence Sounds Good d’Adriana Lopez Sanfeliu, portrait intime et lumineux du photographe. Les collections Le sens de l’existence et L’art qui sauve ferment la saison en explorant la quête de sens et le pouvoir réparateur de la création artistique.

Avril

Collection : Le sens de l’existence
Au risque de vous décevoir, on ne vous garantit pas que vous trouverez, grâce à cette collection, une réponse claire à la question du sens de l’existence. Toutefois, on vous donne quelques éléments de réflexion ! D’abord, avec Sisyphe, film de Victor Pilon qui nous invite à quelques réflexions camusiennes. Ensuite, en écoutant la sagesse éclairante de la poétesse Joséphine Bacon dans Je m’appelle humain de Kim O’Bomsawin. Enfin, en interrogeant la mort pour éclairer la vie : c’est tout le sens de Bon voyage, documentaire de Karine Birgé dans lequel la réalisatrice accompagne sa grand-mère jusqu’à ce qu’elle reçoive l’aide médicale à mourir. Et puis, si vous cherchez vraiment une réponse simple (!), on vous propose d’écouter les vrais-faux conseils prodigués par la cinéaste Amélie Hardy dans l’excellent La vie heureuse.


Collection : L’art qui sauve

Quand il porte une dimension sociale, politique, cathartique ou encore thérapeutique, il n’est pas rare que l’art soit salvateur. Dans Ouvidor de Matias Borgström, film brésilien sur un immeuble abandonné dans lequel vivent plus de 100 artistes, c’est la création comme moyen de rassembler qui est célébrée. Alors que la performance devient un acte d’empouvoirement dans Résilience de Juan David Padilla Vega, Weree de Tal Amiran relate quant à lui le récit d’un artiste sans papier qui fait de sa pratique un outil de guérison après un traumatisme. Enfin, si l’art est utilisé pour surmonter les barrières sociales dans Des géants dans ma cité de Daniele De Michele, il est dans Bleu Tango de Marion Chuniaud, une manière de transcender les limites imposées par des cadres sociaux, physiques et psychologiques. Découvrez dans cette collection le pouvoir de l’art !

Une saison pensée comme un espace de refuge, de réflexion et de résistance, à découvrir sur ARTS.FILM dès janvier 2026.