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20.02.2024

Le FIFA ouvrira sa 41e édition à Québec avec une grande soirée Riopelle

Le FIFA ouvrira sa 41e édition à Québec avec une grande soirée Riopelle

Image tirée du film Les oies de Jean Paul Ripoelle // Image from the film Les oies de Jean Paul Ripoelle

Le Festival International du Film sur l’Art (Le FIFA) est heureux d’annoncer que le film Les oies de Jean Paul Riopelle de Jean-Luc Dupuis ouvrira, en avant-première, sa 41e édition au Musée national des beaux-arts du Québec qui se tiendra du 15 au 26 mars prochains. 

Projeté en salle, le 15 mars à l’Auditorium Sandra et Alain Bouchard du Musée, le film sera précédé par la présentation de cinq courts-métrages inspirés de la démarche créatrice et des thèmes chers à l’artiste québécois de renommée internationale et réalisés par de récents diplômés de L’institut national de l’image et du son (L’inis). Un projet rendu possible grâce au généreux soutien de la Fondation Riopelle et de la Fondation Audain, en collaboration avec Le FIFA

Une projection en présence des cinéastes.

Informations billetterie sur www​.mnbaq​.org/


Les oies de Jean Paul Riopelle et Riopelle en courts sont présentés en avant-première, le 15 mars à 19h à l’Auditorium Sandra et Alain Bouchard du MNBAQ, en présence du réalisateur Jean-Luc Dupuis et des cinéastes du projet Riopelle en courts.

Ces films seront présentés à Montréal le 19 mars et également disponibles en ligne à partir du 24 mars, sur ARTS.FILM, la plateforme du film sur l’art en ligne du FIFA, jusqu’au 2 avril.

Le film documentaire Les oies de Jean Paul Riopelle nous plonge dans l’univers artistique et intime du célèbre peintre québécois de renommée internationale. Avec la participation de ses proches, dont sa fille Yseult Riopelle et sa dernière compagne Huguette Vachon, le documentaire nous offre un regard privilégié sur la création de son œuvre emblématique Rosa Luxemburg, inspirée par l’oiseau migrateur qui fascinait tant Riopelle. Nous découvrirons également les témoignages de personnalités du monde de l’art, tels que Marc Seguin, Champlain Charest, John Porter, Guy Sioui Durand, André Desmarais, Gilles Gagné, Lise Gauvin, René Viau et d’autres invité·e·s qui ont marqué le parcours du peintre. Un voyage captivant au cœur de l’atelier de l’Île-aux-Oies, où l’art et la nature se confondent pour donner vie à une œuvre magistrale.


À PROPOS DU RÉALISATEUR

Mon père était médecin et passionné de photographie. Ses photos comblaient les murs de notre salle de jeu. Fasciné, je passais de longs moments à les regarder, spécialement celles qui avaient reçu un prix. Un jour, moi aussi, mon regard verrait les choses autrement. La composition et la création m’inspiraient. Ma carrière de médecin prenait tout mon temps.

Un jour, une rencontre changea mon existence, me convainquant qu’il n’est jamais trop tard et à la photo s’ajouta la passion de filmer.

Le film Les oies de Jean Paul Riopelle sera précédé par la projection, en première mondiale du projet Riopelle en courts, cinq courts métrages réalisés par de récents diplômés de L’institut national de l’image et du son (L’inis). Un projet rendu possible grâce au généreux soutien de la Fondation Riopelle et de la Fondation Audain, en collaboration avec Le FIFA

Image tirée de Kaléidoscope lyrique de Jonathan Goyette
Image tirée de Kaléidoscope lyrique de Jonathan Goyette

Cinq lauréats, sélectionnés par un jury dans le cadre d’un concours, ont bénéficié de l’accompagnement et de l’encadrement de l’un des réalisateurs et scénaristes les plus primés du Québec, Charles Binamé, dans la réalisation de leur projet de film. La collection ainsi créée constitue une œuvre en soi, déclinée en cinq tableaux colorés et singuliers. 

Ce projet a été rendu possible grâce au généreux soutien de la Fondation Riopelle et de la Fondation Audain. En plus de la prestigieuse tribune du FIFA, les courts métrages seront diffusés à travers le monde en 2023 dans le cadre d’un partenariat qui sera annoncé publiquement par la Fondation Riopelle dans les prochaines semaines.

Cinq perspectives uniques sur l’œuvre de Riopelle 

De peindre, mes os sont devenus poussière de Laetitia Demessence

Ce film prend son inspiration dans la couleur blanche de l’œuvre de Jean Paul Riopelle — le blanc du deuil, de la neige, des oies, le blanc de l’empreinte des objets posés sur la toile et peints à la bombe aérosol… Cette couleur qui contraste avec les autres, ou qui remplit parfois une œuvre entière, semble faire état d’un vide dans lequel bascule l’homme atteint d’ostéoporose. Comme un soupir du geste créateur cherchant à combler une absence. 

Diplômée du programme Écriture 2021 – 2022 (profil Long métrage), Laetitia Demessence est une réalisatrice et scénariste franco-espagnole ayant grandi en Espagne, en Indonésie et au Chili, avant de s’établir au Québec. Elle explore la réalisation à travers des courts métrages, des vidéoclips et des films de danse. Laetitia se consacre actuellement à la préproduction de son premier long métrage de fiction, Oraison, qu’elle a développé à L’inis et qui est financé par le programme Talents en vue de Téléfilm Canada. 


Phanères de Héloïse Bargain

Les phanères sont les productions du corps comme les cheveux ou les ongles. On les chérit lorsqu’elles font partie de nous et elles nous révulsent lorsque l’on s’en détache. Le film résonne avec la douce brutalité des abstractions de Jean Paul Riopelle. Sur la toile, les cheveux ont remplacé la peinture et l’élan de liberté du peintre s’est transformé en un violent désir de mouvement, un désir de changement. 

Diplômée du programme Documentaire 2020 (profil Réalisation), Héloïse Bargain est une réalisatrice basée à Montréal. Après des années de journalisme à Radio-Canada en Acadie et au Manitoba, elle part vivre en Russie pendant deux ans pour réaliser des reportages long format pour le Moscow Times. De retour à Montréal, elle intègre L’inis où elle réalise les films Jocelyne et Serge ainsi que La Bouilloire, qui a remporté le prix du meilleur film expérimental au Festival du film étudiant de Québec 2022. Elle est actuellement en résidence artistique aux Films de l’Autre. 


Movimentum de Anaïs Venegas-Grün

Les pulsions du corps à l’union de la nature, peinture et musique, deviennent transe de création. Un élan tout aussi intérieur qu’extérieur, donne naissance à une expérience et à un monde de lumières mouvementées. 

Diplômée du programme Mixte — Documentaire et fiction 2020 (profil Production), Anaïs Venegas-Grün est une réalisatrice, scénariste et artiste visuelle. Elle est passionnée par le cinéma queer, la représentation à l’écran et la spiritualité. Elle adore la création et la transformation des sentiments en matière. Le physique et la métaphysique servent toujours à découvrir la vie, puis s’entremêlent dans la création. Toutes actions sont pour l’amour de l’humanité et du cinéma. 


Riopelle était non-binaire de Aimé Majeau Beauchamp

À travers un dialogue imaginé avec Jean Paul Riopelle, ce film expérimental actualise l’héritage du peintre en cherchant à tisser des ponts avec la génération d’aujourd’hui. Entre l’hommage et l’autoportrait, Riopelle était non-binaire est avant tout une réflexion intime sur le courage d’être soi. 

De la production, en passant par la direction photo, la recherche et la réalisation, Aimé Majeau Beauchamp travaille depuis plus de cinq ans en création de contenus audiovisuels et radiophoniques variés dont une série présentement en production pour la plateforme Ohdio de Radio-Canada. Détenant un diplôme du programme Documentaire 2021 (profil Réalisation), iel a également réalisé en 2020 la série documentaire audio J’en perds mes mots avec TFO. Diplômé de l’UQAM en science politique et études féministes en 2015, Aimé s’intéresse particulièrement à la marginalité, à l’identité et à la culture.


Kaléidoscope lyrique de Jonathan Goyette

Kaléidoscope lyrique est exécuté à la manière de Riopelle s’installant devant sa toile avec le vertige de ne pouvoir visualiser le résultat final avant de l’avoir sous les yeux, en n’obéissant qu’aux appels de l’élan vital et de l’intuition. Si Riopelle sculptait la peinture, le film présente des tableaux réalisés à partir d’encres, de produits chimiques ou naturels, appliqués sur des pellicules 16 et 35 mm, avec en filigrane le désir de transformer un matériel expérimental et abstrait en un poème narratif sur l’œuvre du peintre. 

Diplômé du programme Écriture 2019 – 2020 (profil Long métrage) et issu du mouvement Kino, Jonathan Goyette a scénarisé, réalisé et autoproduit plusieurs courts métrages, dont certains ont été sélectionnés par des festivals tels que Canada Short Films Festival, et Image+Nation. Il travaille au scénario d’un premier long-métrage ainsi que sur des courts métrages. Il s’intéresse aussi à l’hybridité entre genres cinématographiques ainsi qu’aux effets de l’obsession de performance sur l’homme et l’environnement. Auteur, il a publié aux éditions L’Interligne Le saboteur d’avenir, un recueil de nouvelles de fiction.